Cathoglad, Commentaire catholique quotidien de l’Évangile. Cathoglad publie chaque jour un nouveau commentaire de l’Évangile, fidèle à la tradition de l’Église et enraciné dans la Parole de Dieu. Cette page est mise à jour quotidiennement pour offrir une méditation claire, accessible et spirituellement solide, destinée à nourrir la prière, éclairer la vie intérieure et accompagner chacun dans sa rencontre avec le Christ.
Vendredi 2 octobre
• Saints Anges Gardiens !
« Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. »
Quel n’est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu’elle doit faire naître, la confiance qu’elle doit t’inspirer ? Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, et la confiance à cause de leur vigilance.
Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi, mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir.
Que rendrais-tu au Seigneur pour tout ce qu’il t’a donné ? C’est à lui seul qu’on doit rendre gloire et honneur pour ce secours. C’est lui qui leur en a donné l’ordre ; tout don parfait ne peut venir que de lui.
Mais on ne peut pas, pour autant, manquer de reconnaissance à l’égard des anges, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide. Soyons donc pleins de respect et de reconnaissance pour une telle vigilance de leur part. Aimons-les en retour et honorons-les autant que nous le pouvons, autant que nous le devons.
En Dieu, aimons ces anges, dans la conscience qu’ils seront un jour nos cohéritiers et que, d’ici là, le Père dispose et ordonne qu’ils soient pour nous des guides et des éducateurs. Car dès maintenant nous sommes enfants de Dieu, bien que cela ne paraisse pas encore clairement, puisque nous sommes encore des enfants soumis à des intendants, à des éducateurs, et nous semblons pour le moment ne différer en rien de serviteurs.
Pourtant, si petits que nous soyons, et si longue et dangereuse que soit la route qui nous reste à parcourir, qu’aurions-nous à craindre sous une si bonne garde ? Les anges sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants : qu’aurions-nous à craindre ?
Suivons-les seulement, attachons-nous à eux, et nous demeurerons sous la protection du Dieu du ciel.
Parole et Évangile du jour | Vendredi 2 octobre • Saints Anges Gardiens !
Jeudi 1er octobre
• Ste Thérèse de Lisieux
Le Seigneur les envoie deux par deux, sans argent, sans sac, sans chaussures de rechange, et avec cette instruction qui peut sembler dérisoire pour évangéliser le monde entier : « Si l’on vous accueille, entrez ; si l’on ne vous accueille pas, secouez la poussière de vos pieds et partez. »
Drôle de manière d’aller changer le monde. Et pourtant, il y a dans cette légèreté-là une sagesse que nous mettons du temps à comprendre, oui.
Parce que nous voudrions convaincre tout le monde, nous. Parce que nous sentons peser sur nous la responsabilité de ceux qui refusent. Nous n’avons pas réussi à les convaincre. Parce que le rejet nous fait croire que nous avons mal fait quelque chose.
Nous vivons dans un temps où les ennemis de la paix ne se cachent pas. Les réseaux sociaux en sont le théâtre permanent. Tout devient une source de polémique. Chacun poste son commentaire, chaque parole donnée dans la charité se retourne contre celui qui l’a prononcée, où les accusations fusent depuis des nuques raides qui ont décidé d’avance de ne pas entendre. Ce sont eux qui font le plus de bruit, les nuques raides.
Et le Seigneur nous dit : « Laissez-leur même la poussière sous vos pieds. » Vous avez fait votre devoir. Ne vous sentez pas responsables au point d’une sollicitude déplacée, qui vous épuiserait et vous éloignerait de l’essentiel.
Le mal se déguise, il harmonise sa venue pour troubler, pour diviser, pour faire douter, pour accuser. Et la meilleure réponse n’est pas de le combattre frontalement, mais de laisser l’Esprit agir dans ses méandres pendant que nous gardons le cœur ouvert.
Job le sait depuis sa cendre, depuis sa poussière, là où il est. La fidélité de Dieu ne dépend pas de ce que les hommes en disent. Et le Royaume qui s’est approché de nous ne devient pas moins réel parce que certains lui opposent leur refus. Ce refus ne fait que mettre des écailles sur leurs yeux et des bouchons dans leurs oreilles. Mais le Royaume s’approche, il est là.
La paix commence en nous, c’est là qu’elle se gagne d’abord, dans notre cœur, dans ce recueillement intérieur qui nous rend disponibles à la charité, parce que c’est par là que la grâce passe.
Et Thérèse de Lisieux, que nous fêtons aujourd’hui, s’est disposée ainsi dans l’infime de chaque journée au Carmel, dans les petits renoncements, dans les sourires donnés quand on n’en avait plus envie, dans la fidélité aux petites choses que personne ne remarquait. Et c’est en faisant cela qu’elle s’est approchée de la gloire divine, au point de devenir docteur de l’Église sans avoir jamais quitté son couvent.
Alors, rien que pour aujourd’hui, Seigneur, même pour un instant, viens régner en nos cœurs et aligne-nous sur ta vérité. Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, priez pour nous.
Parole et Évangile du jour | Jeudi 1er octobre • Ste Thérèse de Lisieux
