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Vendredi 20 février
• Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre
L’attitude du Christ, une fois encore, est paradoxale.
Les pharisiens viennent le voir en lui disant « Nous nous jeûnons, et tes disciples ne jeûnent pas. » Et ils sont fiers de leur attitude. Comme nous, souvent, nous parlons à Dieu en lui disant « Seigneur, j’ai fait ceci, je fais cela, j’ai fait tel effort, j’ai passé mon carême à renoncer à telle ou telle chose, et pourtant, tu n’écoutes pas mes prières.»
Alors, le Christ a une attitude paradoxale parce qu’il leur répond que ce qui lui plaît, ce n’est pas tellement l’attitude extérieure, les gestes extérieurs, mais évidemment, ce qui plaît à Dieu, c’est un cœur contrit. Et le cœur contrit, c’est une attitude, c’est une intention de notre âme envers Dieu. Évidemment, elle s’exprime dans des gestes extérieurs, mais ce qui fait la grandeur de ces gestes, ce qui fait leur valeur aux yeux de Dieu, c’est le sentiment que l’on met, notre volonté à plaire à Dieu, notre désir de devenir meilleur, notre désir de grandir dans l’amour de Dieu. Comme on l’a entendu dans la lecture du prophète Isaïe, celui qui fait le jeûne, mais qui par ailleurs manque de charité envers son prochain, n’est pas dans cette intention, n’est pas juste dans cette attitude de l’âme que réclame Dieu de la part d’un cœur contrit qui veut véritablement grandir dans l’amour de Dieu.
Alors, prenons cet enseignement pour nous-mêmes. Le carême a déjà commencé depuis quelques jours, et nous avons sûrement, avec générosité, fait telle ou telle œuvre, fait tel ou tel sacrifice, renoncé à telle ou telle chose, mais qu’en est-il de notre cœur ? Qu’en est-il de notre désir de suivre le Christ sur le chemin de la croix ? Qu’en est-il de notre intention véritablement d’entendre la parole de Dieu, de nous convertir et de tourner notre âme vers Dieu ? Faisons donc un bilan au bout de quelques jours, déjà de carême, en nous demandant si les efforts que nous avons faits, nous les avons vraiment faits par générosité, nous les avons vraiment faits sous le regard de Dieu et avec l’honnêteté qui convient à celui qui veut véritablement plaire à Dieu. Alors, me direz-vous, comment faire la différence entre un jeûne qui est fait dans l’esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu, et un jeûne qui serait un jeûne hypocrite ? Comment faire la différence et comment ne pas tomber dans cette erreur des pharisiens ?
Eh bien, l’Évangile nous donne l’enseignement central, à savoir que ce qui fait la beauté du carême, la beauté du jeûne, c’est lorsque le Christ est placé au centre, lorsque le Christ est véritablement présent au milieu de nous, présent dans notre vie, présent dans nos rapports avec les autres, présent dans le culte que nous rendons à Dieu chaque jour. Ce qu’il faut comprendre, finalement, c’est que celui qui jeûne n’est pas dans la tristesse parce que, et à condition qu’il fasse ses sacrifices, pour et par amour de Jésus-Christ. Celui qui a le Christ avec lui, peut renoncer à toute chose sans s’en attrister parce qu’il a avec lui ce qui compte par-dessus tout.
C’est l’enseignement, d’ailleurs, que nous donnent tous les grands saints, tous les grands religieux, tous ceux qui ont abandonné le monde, y compris les grands ascètes, ceux qui sont partis dans le désert, ceux qui ont tout abandonné, que ce soit les carmélites, que ce soit les franciscains, les franciscaines, tous ces religieux qui ont quitté le monde pour s’attacher à la seule chose qui en vaille la peine, à savoir notre Seigneur Jésus-Christ. Alors voilà, finalement, ce que doit signifier le carême du chrétien. Non pas renoncer pour renoncer, non pas renoncer pour s’enorgueillir d’avoir réussi à vaincre telle ou telle chose, mais renoncer pour se concentrer sur Jésus-Christ et pour posséder la seule chose qui vaut la peine, à savoir Dieu lui-même au milieu de nous.
Au final, ce que nous enseigne l’Église aujourd’hui dans ses textes du carême, c’est qu’il vaut la peine de renoncer à toute chose pour réaliser la richesse que c’est d’avoir Jésus-Christ à côté de soi. D’avoir Jésus-Christ comme ami, d’avoir Jésus-Christ dans son âme par la grâce, par la grâce des sacrements, par la grâce de l’Eucharistie, et que la présence de Dieu est une source de joie, de cette joie humaine ici-bas, mais qui va évidemment s’accomplir dans la joie de l’éternité. Voilà ce à quoi nous sommes appelés à quitter toutes les choses matérielles, toutes les choses finies, toutes les choses secondaires, pour finalement, au ciel, n’avoir que Dieu, parce que nous savons que ce Dieu est infini, il est parfait, il réjouit, il rassasit totalement notre cœur.
Concluons cette courte méditation par une prière en demandant à Dieu de venir, pendant ce temps de carême, nous libérer de toutes ces chaînes qui nous rattachent au monde et qui nous empêchent de nous élever vers la plénitude de sa présence. Seigneur Jésus, faites de ce temps de carême un temps de conversion pour mon âme, un temps de renoncement, un temps pendant lequel je pourrais me libérer de ces chaînes qui me raccrochent à la matière, au monde, au plaisir, afin de libérer mon âme et de la faire grandir dans votre amour, dans votre présence. Le péché, ma faiblesse, mes blessures font que je m’attache trop à ces choses du monde que vous m’avez données, néanmoins, pour mon bonheur.
e veux, pendant cette période du carême, apprendre à m’en détacher volontairement afin d’être plus libre pour vous, afin de vous laisser plus d’espace dans mon âme, dans ma vie, pour vous laisser rayonner, pour vous laisser vivre en moi, pour aussi que cette présence de Dieu rayonne dans le monde. Voilà ce que je vous demande, que mon jeûne, mes sacrifices, mes renoncements soient faits d’un cœur sincère. Venez me transformer intérieurement, Seigneur, afin de rendre mon cœur semblable au vôtre.
Alors pour aujourd’hui, prenons la résolution de faire un petit sacrifice de jeûne, renoncer à quelque chose, mais en cachette. Que ce à quoi nous renonçons, que ce soit dans le repas, que ce soit dans la qualité de la nourriture, que ce soit dans le temps des crans, que ce soit dans toutes les choses qui nous occupent et qui gâchent notre vie chrétienne, faisons-le aujourd’hui de façon discrète, sans que personne ne le voit, pour que ce renoncement soit véritablement une conversion du cœur vers Jésus-Christ, et non pas une recherche de satisfaction personnelle. Chers amis, pendant ce carême, nous veillons à ce que nous mettons dans notre cœur.
Cathoglad avec SETH Talk , C’était le 12 Novembre
La Royauté du Christ : une réponse oubliée à nos crises ?
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