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En septembre, le Pape Léon XIV demande de prier «pour la protection de l’eau»
L’eau, «source de fécondité, de fraîcheur et d’espérance», comme le Pontife lui-même la désigne dans sa prière, est aussi, pour des millions de personnes, un bien rare, incertain ou inaccessible. C’est pourquoi le Pape Léon XIV consacre son intention de prière du mois de septembre à la protection de l’eau, en ce début du Temps de la Création. Par l’intermédiaire du Réseau Mondial de Prière du Pape – à travers la campagne Prie avec le Pape -, le Saint-Père invite les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté à prier afin que l’humanité apprenne à préserver l’eau avec gratitude, justice et responsabilité, en reconnaissant en elle «un droit sans frontières».
Dans sa prière, Léon XIV rend grâce au «Seigneur de la Vie» pour le don de l’eau, «symbole de ta grâce et de ton amour qui nous renouvelle par le Baptême». Le Pontife demande pardon «de l’avoir transformée en marchandise, oubliant qu’elle est un don universel, un droit sans frontières», et exprime sa douleur pour «tant de frères et de sœurs qui n’ont pas d’eau propre, qui parcourent des kilomètres pour en trouver, qui tombent malades à cause de sa rareté». La prière s’achève en demandant que l’Esprit transforme les fidèles en «pèlerins de l’essentiel», capables de vivre avec sobriété, de dénoncer le gaspillage et la pollution, et de défendre le droit de chaque personne «à boire sans peur, sans inégalité».
L’eau: un droit encore menacé
L’intention du Pape s’inscrit face à une réalité confirmée par les données internationales. Selon le rapport Progress on Household Drinking Water, Sanitation and Hygiene 2000-2024 du Programme commun de suivi (JMP) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), présenté en août 2025, 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité – par exemple en raison d’un accès intermittent, insuffisant, trop coûteux ou trop éloigné -, et 106 millions de personnes dépendent directement des rivières, des lacs ou d’autres eaux de surface non traitées. Bien qu’entre 2015 et 2024 la couverture mondiale en eau potable gérée en toute sécurité soit passée de 68 % à 74 %, le même rapport avertit que, pour parvenir à un accès universel d’ici à 2030, les pays à faible revenu devraient progresser sept fois plus rapidement que leur rythme actuel.
Le manque d’accès à une eau sûre va également de pair avec l’absence d’assainissement et d’hygiène: 3,4 milliards de personnes ne disposent pas de services sanitaires gérés en toute sécurité, 1,7 milliard de personnes n’ont pas accès à des services d’hygiène de base à domicile, et 611 millions de personnes ne disposent d’aucune installation pour se laver les mains, selon les données de l’OMS et de l’UNICEF (août 2025). En outre, on estime que 1,4 million de décès par an sont liés à une eau non sûre et au manque d’assainissement.
Source : VATICAN NEWS
