Dimanche 28 Juin
• Préférer le Seigneur ?
Chers frères et sœurs, pour notre Seigneur Jésus, le service de l’Évangile prime sur tous les liens familiaux dès qu’il s’agit de faire un choix. Prendre sa main et suivre Jésus, c’est marcher à sa suite en étant prêt à braver les vents contraires pour atteindre l’autre rive. L’union au Christ exige de nous des sacrifices nécessaires dans cette vie qui nous miroite le bonheur déguisé, maquillé, et qui n’en est pas un.
Celui qui construit sa vie en autonomie, en sécurité, et en ignorant la vie qu’offre à tous l’Évangile de Dieu, celui qui s’attache à cette vie sans Dieu, la perd. Jésus a été clair : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »
De plus, nous sommes conduits à la fois par le témoignage des autres. En accueillant les autres, nous accueillons Jésus en eux. Car le Christ ne descendra pas du ciel pour donner à manger à l’ afamé, pour donner à boire à l’ asoiffé, pour instruire son peuple, pour lutter pour la paix dans le monde, et que sais-je encore.
Il passera par l’homme, en empruntant sa bouche, ses mains, ses biens, son intelligence, bref, tolut son être. L’accueil de l’autre au nom du Christ porte toujours des fruits de salut.
Que Dieu nous ouvre au mystère de son amour et nous bénisse à jamais.
Parole et Évangile du jour |Dimanche 28 juin • Préférer le Seigneur ?
Samedi 27 Juin
• Sommes nous dignes ?
Dans l’Évangile, un centurion romain s’approche de Jésus et dit quelque chose que Jésus n’a entendu nulle part en Israël. Lui, c’est un étranger, un homme de pouvoir, un occupant. Et voici ce qu’il dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. »
Il aurait pu faire valoir son rang, insister et exiger. Il se fait petit, et c’est précisément ce dépouillement qui frappe Jésus d’admiration : la foi la plus grande qu’il ait trouvée, elle vient d’un homme qui ne savait peut-être même pas qu’il priait.
Cela nous renvoie exactement à la manière dont on prie, comment on demande les choses à Jésus. Et pendant ce temps, dans la première lecture, Jérémie pleure sur Jérusalem en ruine, et voici ce qu’il dit : « Déverse ton cœur comme l’eau devant la face du Seigneur. » C’est exactement ce que fait le centurion : il dépose sa détresse.
« Et Jésus répond à cette confiance nue que tout se passe pour toi selon ta foi, dit-il. » Alors même le serviteur fut guéri.
Saint Cyril d’Alexandrie, dont l’Église fait mémoire aujourd’hui, a combattu toute sa vie pour une vérité qui fonde chaque guérison de cet évangile : Jésus est vraiment Dieu, est vraiment homme. S’il n’est pas vraiment homme, il ne peut pas porter nos maladies. S’il n’est pas vraiment Dieu, sa parole n’a aucune puissance sur elles. C’est parce qu’il est les deux qu’une seule parole suffit. « Dis seulement une parole. »
Le centurion l’avait compris sans le savoir.
Saint Cyril d’Alexandrie priait pour nous.
Parole et Évangile du jour | Samedi 27 juin • Sommes nous dignes ?
Vendredi 26 Juin
• la Purification
Commentaire du pape Benoît XVI
Comme l’agir, la souffrance, sous toutes ses formes, fait aussi partie de l’existence humaine. Elle découle, d’une part, de notre finitude, et de l’autre, de la somme des fautes qui, au cours de l’histoire, s’est accumulée et qui encore aujourd’hui grandit sans cesse.
Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance, empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents, calmer les douleurs, aider à surmonter les souffrances psychiques, autant de devoirs, aussi bien de la justice que de l’amour, qui rentrent dans les exigences fondamentales de l’existence chrétienne et de toute vie humaine.
Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès, mais la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies. Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l’éliminer complètement du monde n’est pas dans nos possibilités humaines, simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu’aucun de nous n’est en mesure d’éliminer le pouvoir du mal.
De la faute, qui, nous le voyons, est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser, seul un Dieu qui entre personnellement dans l’histoire en se faisant homme et qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe, et donc que ce pouvoir qui enlève le péché du monde est présent dans le monde.
Par la foi, dans l’existence de ce pouvoir, l’espérance de la guérison du monde est apparue dans l’histoire.
•Parole et Évangile du jour | vendredi 26 juin • la Purification
Jeudi 25 Juin
• « Écartez vous de moi, vous qui commettez le mal ! »
Jésus vient de terminer le plus grand discours de toute l’histoire de la prédication, le Sermon sur la montagne, et il le clôt avec une parole qui nous arrête nette. « Ce n’est pas en me disant Seigneur, Seigneur qu’on entrera dans le royaume des cieux, mais en faisant la volonté de mon Père. »
Dans l’Évangile, il dit aussi que des gens viendront lui dire qu’ils ont prophétisé en son nom, chassé des démons, fait des miracles. Et il leur répondra : « Je ne vous ai jamais connus. »
Alors, comment lire cela ? Car Jésus lui-même a envoyé les apôtres prophétiser, guérir les malades, accomplir des miracles et expulser les démons. Comment ces mêmes actes pourraient-ils ne pas suffire ? La réponse est dans le mot que Jésus n’emploie pas : « pour moi ». Ces gens ont fait des choses en son nom, mais pour eux-mêmes. La prophétie, le miracle, l’action d’éclat peuvent très bien servir la gloire de celui qui les accomplit, plutôt que la gloire de Dieu.
Le curé d’Ars le dit : « Vous avez commandé à la mer et vous n’avez pas su commander à vos passions. Vous avez délivré les possédés du démon et vous n’avez pas observé mes commandements. » Voilà le nœud : la puissance extérieure sans la conversion intérieure. La maison construite sur du sable, belle en apparence, spectaculaire même, mais sans fondation.
La volonté du Père, c’est précisément cette cohérence entre ce qu’on annonce et ce qu’on vit. Le scribe enseignait juste et ne faisait rien. C’est pour cela que les foules restèrent frappées après le sermon. Jésus parlait avec autorité, nous dit l’Évangile, et cette autorité ne venait pas d’un titre, ni d’une position, ni d’un pouvoir institutionnel. Elle venait de ce que sa parole et sa vie étaient la même chose. Il n’y avait aucun écart entre ce qu’il disait et ce qu’il était. Voilà l’autorité réelle, celle qui frappe les foules.
Et ne vous méprenez pas, car nous sommes tous un peu des pharisiens, des scribes. Jean-Baptiste n’a pas fait de miracle, Joseph n’a pas prophétisé, la Vierge Marie n’a pas chassé les démons, et pourtant ils remplissent les epremières places du ciel, dit le curé d’Ars. Pourquoi ? Parce qu’ils ont accompli fidèlement ce que Dieu avait mis dans leurs mains. Sans éclat, sans foule, sans reconnaissance.
Et pendant ce temps, quelques-uns prophétisaient et faisaient des miracles et commettaient le mal dans le secret de leur vie.
Aujourd’hui, pendant que Jérusalem tombe à Babylone dans la première lecture, que le Temple est pillé et le peuple déporté, le psaume crie : « Aide-nous, Dieu notre Sauveur, efface nos fautes pour la cause de ton nom. » C’est un cri de vérité, ce cri de demande dans le psaume.
Nous sommes parfois, souvent même, à bout de force, nous avons péché dans cette spirale infernale, et c’est précisément de là que part la sainteté, selon le curé d’Ars : ce n’est pas des actions extraordinaires, mais la fidélité ordinaire au commandement, dans l’état où Dieu nous a placés.
La maison sur le roc, c’est cela. Ce n’est pas la maison la plus haute, la plus visible, la plus belle : c’est celle qui tient quand la pluie tombe. Courage, la sainteté, c’est surtout dans les actions ordinaires. Le Seigneur est notre roc, alors laissons-le nous entraîner au grand large.
Parole et Évangile du jour | Jeudi 25 juin • « Écartez vous de moi, vous qui commettez le mal ! »
Mercredi 24 Juin
• Le Seigneur nous connait !
Commentaire de Saint Augustin
Sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia. Il bénissait Dieu. Zacharie se tait et perd la parole jusqu’à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole.
Que signifie le silence de Zacharie sinon que la prophétie a disparu ? Et qu’avant l’annonce du Christ, elle est comme cachée et close. Elle s’ouvre à son avènement. Elle devient claire pour l’arrivée de Celui qui était prophétisé.
La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix. Si Jean s’était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte. La parole lui est rendue à cause de la naissance de Celui qui est la voix.
Car on demandait à Jean, qui annonçait déjà le Seigneur : « Toi, qui es-tu ? » Et il a répondu : « Je suis la voix qui crie dans le désert. » La voix, c’est Jean, tandis que le Seigneur est la parole.
Au commencement était le Verbe. Jean, c’est la voix pour un temps. Le Christ, c’est le Verbe au commencement. C’est le Verbe éternel.
Parole et Évangile du jour | Mercredi 24 juin • Le Seigneur nous connait !
Lundi 22 Juin
• Sauve ton Peuple !
Commentaire de Dorothée de Gaza
Recherchons, frère, comment il se fait que parfois on entend une parole désagréable, et qu’on la laisse passer comme si on n’avait rien entendu, sans se troubler, et que d’autres fois on est aussitôt troublé.
Quelle est la raison d’une telle différence ? Y a-t-il à cela une ou plusieurs raisons ? Pour moi, j’en vois beaucoup, mais une seule engendre, pour ainsi dire, toutes les autres. À cause du trouble, si nous la recherchons soigneusement, c’est toujours le fait de ne pas s’accuser soi-même. De là vient que nous avons tous cet accablement, et que nous ne trouvons jamais de repos.
Il n’y a pas à s’étonner si tous les saints disent qu’il n’existe point d’autre voie que celle-là. Nous voyons bien que nul n’a trouvé le repos en suivant une autre route, et nous, nous pensons le trouver et suivre une voie parfaitement droite sans jamais consentir à nous accuser nous-mêmes. En vérité, eût-on accompli mille bonnes œuvres, si l’on ne garde pas cette voie, on ne cessera jamais de faire souffrir et de souffrir soi-même, en perdant ainsi toute sa peine.
La cause du trouble, si nous la recherchons soigneusement, c’est toujours le fait de ne pas s’accuser soi-même. Alors la question, chers amis, est-ce que nous nous remettons en question ? c’est ce que nous invite à réfléchir cet évangile du jour.
Il arrive qu’un frère, croyant se tenir dans la paix et la tranquillité, se trouble néanmoins d’une parole désobligeante que vient lui dire un autre, et il juge que c’est à bon endroit, se disant en lui-même : si ce frère n’était pas venu me parler et me troubler, je n’aurais pas péché.
C’est une illusion, c’est un faux raisonnement. Celui qui lui a dit le mot a-t-il donc mis en lui la passion ? Il lui a simplement révélé la passion qui était en lui pour qu’il se repente, s’il le veut, s’il le désire.
Alors, chers amis, première étape pour ne pas être accusé de regarder uniquement la poutre ou la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre qui est dans l’autre, c’est de s’accuser soi-même, de rechercher, de se poser des questions.
Et ensuite, c’est de, si quelqu’un vient nous faire un reproche, eh bien, de vraiment penser la chose, de ne pas forcément réagir comme tout feu tout flamme à une réponse qui nous blesse au premier abord, mais de réfléchir petit à petit. Peut-être que cela nous décentrera de nous-mêmes et nous permettra d’être beaucoup plus juste envers les autres, mais aussi envers nous-mêmes.
Parole et Évangile du jour | Lundi 22 juin • Sauve ton Peuple !
Dimanche 21 Juin
• C’est l’heure de ta grâce !
Ne craignez pas ! Croyez !
Chers amis de Cathoglad, la liturgie de ce dimanche nous parle de la persévérance dans le témoignage à l’Évangile.
Dimanche dernier, Jésus envoyait les apôtres en mission pour porter l’Évangile du Royaume des cieux. À travers les apôtres, nous sommes nous aussi appelés à témoigner de Jésus et de son amour à tout homme.
Cependant, la mission n’est pas facile. Face à l’adversité d’un monde sans Dieu, face aux inévitables contradicteurs, nous pouvons craindre d’être moqués, d’être rejetés, et même selon le contexte et les pays, le chrétien risque de perdre sa vie lorsqu’il défend la vérité de l’Évangile ou la simple justice humaine que suscite l’Évangile.
Jésus nous encourage et nous dit de ne pas craindre, et de persévérer dans la confession de foi en lui, le Sauveur de tous les hommes.
Ne craignez pas les hommes. Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, Dieu se révèle. Ce Dieu nous parle par la foi, qui n’est pas de l’ordre de l’évidence, mais il nous parle dans l’obscurité de la foi. Il nous demande de le proclamer dans l’annonce explicite. La révélation est de l’ordre du mystère.
Dieu se fait homme. Il ne parle pas seulement de son mystère, mais il révèle en même temps l’homme à lui-même et nous dit notre grandeur. Si certains aujourd’hui ne veulent pas toujours discuter sur la question de l’existence de Dieu, ils sont friands de discuter sur l’homme, sur sa destinée, sur ce qui fait son bonheur.
Et c’est sur ce terrain déjà, par ce biais, que nous pouvons les aider à chercher le vrai bonheur, la vraie joie, le vrai repos en Dieu. Encore faut-il que nous soyons convaincus que notre bonheur ne réside pas dans les biens de ce monde — qu’il ne s’agit pas de dénigrer — mais de les mettre en perspective du Royaume. Car Jésus dit bien : Que sert à l’homme de gagner les richesses et les honneurs de ce monde s’il doit payer de sa propre vie ?
Selon saint Ignace de Loyola, l’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur, et par là sauver son âme. Les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. Tous les biens de la terre sont donc créés pour l’homme.
Il n’y a rien à rejeter. Cependant, connaissant la convoitise tapie au cœur de l’homme, saint Ignace poursuit : d’où il suit que l’homme doit user de ces choses dans la mesure où elles l’aident pour sa fin, et qu’il doit s’en dégager dans la mesure où elles sont pour lui un obstacle à cette fin.
Voilà donc la perspective du Royaume qui oriente nos choix pour ou contre les biens de ce monde.
La mission du disciple de Jésus revient donc tout d’abord, dans l’écoute de l’Esprit de sagesse et de vérité, à partager sa connaissance de ce qui est bon pour l’homme : la Parole de Dieu et les sacrements, les œuvres de justice et de charité.
Il doit aussi enseigner sur les bonnes mœurs, sur le bien qui édifie et le mal qui détruit, ce qui est mauvais et ce qui est dangereux pour la vie de l’homme : les faux dieux, les idoles, les fausses idéologies, les péchés et les vices qui menacent de perdre corps et âme.
Dans cette mission de témoignage de la vérité, rien n’est facile. Parfois nous sommes confrontés aux membres mêmes de notre famille. Tous les amis guettent, mais faut pas. Alors, il ne faut pas se laisser abattre.
Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le pauvre de la main des méchants.
Et Jésus de nous prévenir : Ne craignez pas les hommes. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
De qui Jésus parle-t-il ? De Dieu ou du diable qu’il faut craindre ? Dans la suite du texte, Jésus affirme qu’il sera notre défenseur auprès du Père, ce qui semble aller dans le sens de craindre plutôt Dieu que le diable.
Mais il faudrait bien comprendre comment nous pouvons gagner le salut ou nous perdre. Celui qui se déclarera pour moi devant les hommes… Celui qui me reniera devant les hommes… Voilà ce qui nous fait gagner le salut ou ce qui nous fait perdre notre âme et notre corps.
Se déclarer pour Jésus devant les hommes, n’est-ce pas notre témoignage ? Non seulement un témoignage verbal, mais par toute la vie, par nos actes, par nos œuvres. Nous savons que la vie est finalement le vrai témoignage, car celui qui dit Jésus doit aussi vivre à la manière de Jésus. Sinon, il est un contre-témoignage, ce qui serait pire que de ne rien dire.
Pour terminer, regardons les saints, ceux qui sont parvenus à rester fidèles à Jésus au péril ou au don total de leur vie à cause de Jésus et de son Évangile. Pour Jésus, ils ont considéré les biens de ce monde comme des balayures, selon l’expression de saint Paul.
Le trésor unique et magnifique qu’est l’amour de Dieu, offert par Jésus dans l’Esprit Saint : c’est cela le ciel de Dieu et la récompense à ceux qui persévèrent à l’aimer plus que tout, plus que leur propre vie, plus que le bonheur en ce monde.
Alors, prions, mes amis :
Dieu qui accordes ta grâce à ceux qui se confient en toi, donne-nous de rendre témoignage à Jésus, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur, pour son amour, et pour la vérité et la bonté de son Évangile, qui nous libère de toute erreur et mensonge de ce monde, afin qu’en témoignant de lui par nos paroles et par nos actes, nous méritions de vivre avec lui dans ta lumière, ta paix et ta joie. Amen.
Parole et Évangile du jour | Dimanche 21 juin • C’est l’heure de ta grâce !
Samedi 20 Juin
• À chaque jour suffit sa peine
Commentaire de sainte Catherine de Sienne
Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :
« Comment l’homme peut-il refuser de croire que j’aurai soin de lui, lui que j’ai créé à mon image et ressemblance, quand il me voit nourrir et préserver le ver dans le bois sec, donner leur pâture aux bêtes des champs, aux poissons de la mer, aux oiseaux de l’air, à tous les êtres vivants qui sont sur terre ? »
Je fais luire mon soleil sur les plantes, et je répands sur elles la rosée qui féconde. N’est-ce pas pour son service que tout a été fait ? Ma bonté n’a rien créé sans penser à lui.
De quelque côté qu’il se tourne, au spirituel comme au temporel, il ne trouve rien d’autre que l’abîme de feu de ma charité, servi par la grande, douce et parfaite providence. Mais il ne voit pas, parce qu’il s’est privé de la lumière et qu’il ne veut pas voir.
Dès lors, il se scandalise de l’épreuve, il restreint sa charité envers le prochain, il se fait avare et s’inquiète du lendemain, comme si ma vérité ne le lui avait pas défendu quand elle a dit : “Ne vous tourmentez pas pour le jour qui vient, à chaque jour suffit sa peine.”
Il vous reprochait ainsi votre peu de confiance, en vous mettant sous les yeux ma providence et la brièveté du temps. “Ne vous inquiétez pas pour demain”, disait-il. “Ne vous donnez pas de soucis pour ce que vous n’êtes pas sûrs d’avoir ; c’est assez de suffire au jour présent.”
Il vous enseignait à demander d’abord le royaume des cieux, c’est-à-dire la bonne et sainte vie. Quant à ces choses de rien, je sais bien, moi, votre Père du ciel, que vous en avez besoin, puisque c’est pour vous que je les ai faites, puisque c’est pour vous que j’ai commandé à la terre de vous donner ses fruits.
Parole et Évangile du jour | Samedi 20 juin • À chaque jour suffit sa peine
Vendredi 19 Juin
• Plus près de Dieu
Commentaire du pape Léon
L’évangéliste Matthieu nous invite à méditer sur l’importance du cœur, en citant cette belle phrase de Jésus : car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
C’est donc dans le cœur que l’on conserve le véritable trésor, non dans les coffres‑forts de la terre, ni dans de grands investissements financiers qui n’ont jamais été autant affolés qu’aujourd’hui et sont injustement concentrés, idolâtrés au prix sanglant de millions de vies humaines et de la dévastation de la création de Dieu. Il est important de réfléchir à ces aspects, car, aussi dans de nombreux engagements auxquels nous sommes constamment confrontés, le risque de dispersion, parfois de désespoir, de perte de sens, de fatigue, affleure de plus en plus, même chez des personnes ayant apparemment réussi.
Au contraire, lire la vie à la lumière de Pâques, la regarder avec le Christ ressuscité, c’est accéder à l’essence de la personne humaine, à notre cœur.
Ce cœur que saint Augustin appelle inquiet, c’est‑à‑dire habité par un désir profond que rien de créé ne peut pleinement combler. Par ce cœur inquiet, Augustin nous aide à comprendre l’élan de l’être humain vers son plein accomplissement. Nous sommes faits pour une plénitude qui nous dépasse, et notre cœur ne trouve son repos qu’en Dieu.
Seigneur tu nous a fait pour toi et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en toi.
L’inquiétude est le signe que notre cœur ne se meut pas au hasard, sans but ni raison, mais qu’il est orienté vers sa destination ultime, du retour à la maison. Et le véritable amarrage du cœur ne consiste pas à posséder des biens matériels, mais à atteindre ce qui peut le combler pleinement, c’est‑à‑dire l’amour de Dieu, ou mieux encore, Dieu‑amour.
Parole et Évangile du jour | Vendredi 19 juin • Plus près de Dieu
Jeudi 18 Juin
• Prions le Notre Père
Commentaire du pape Léon
Aujourd’hui, l’Évangile nous présente Jésus qui enseigne à ses disciples le Notre Père, la prière qui unit tous les chrétiens. Avec une très belle expression, le catéchisme de l’Église catholique dit à ce sujet que, par la prière du Seigneur, nous sommes révélés à nous‑mêmes, en même temps que le Père nous est révélé.
Et c’est vrai : plus nous prions avec confiance le Père des cieux, plus nous découvrons que nous sommes des enfants aimés, et plus nous connaissons la grandeur de son amour. Le Seigneur nous écoute toujours quand nous le prions, et si parfois il nous répond avec des délais et des moyens difficiles à comprendre, c’est parce qu’il agit avec une sagesse et une providence plus grandes, qui dépassent notre compréhension.
C’est pourquoi, même dans ces moments‑là, ne cessons pas de prier, et prions avec confiance. En Lui, nous trouverons toujours lumière et force.
En récitant le Notre Père, cependant, en plus de célébrer la grâce de la filiation divine, nous exprimons également l’engagement à répondre à ce don en nous aimant comme des frères dans le Christ. On ne peut pas prier Dieu comme Père et ensuite être dur et insensible envers les autres.
Il est plutôt important de se laisser transformer par sa bonté, sa patience, sa miséricorde, afin de refléter son visage dans le nôtre comme dans un miroir.
Parole et Évangile du jour | Jeudi 18 juin • Prions le Notre Père
Mercredi 17 Juin
• Prier dans le silence
Commentaire du pape Léon XV
« Quand vous priez, dit Jésus, entrez dans votre chambre, fermez la porte et priez votre Père qui est là dans le secret, et votre Père qui voit dans le secret vous le rendra ».
Le Seigneur nous appelle d’abord à pénétrer dans ce lieu secret du cœur, à le découvrir patiemment. Il nous invite à une immersion intérieure qui requiert un cheminement de dépouillement et d’abnégation.
Une fois à l’intérieur, il nous demande de fermer la porte aux mauvaises pensées et de préserver un cœur pur, humble et doux. Par la vigilance et le combat spirituel. Alors seulement pouvons-nous nous abandonner en toute confiance à un dialogue intime avec le Père qui demeure et voit dans le secret et qui, dans le secret, nous comble de ses dons.
Cette vocation à l’adoration et à la prière intérieure, propre à tout croyant, n’est pas une fuite du monde, mais une régénération du cœur afin qu’il soit capable d’écouter, source d’une action créatrice et féconde dans la charité que Dieu nous inspire.
Cet appel à l’intériorité et au silence, à vivre en contact avec soi-même, avec les autres, avec la création et avec Dieu, est plus que jamais nécessaire aujourd’hui, dans un monde de plus en plus aliéné par l’extériorité, les médias et les technologies.
De l’amitié intime avec le Seigneur, en effet, renaissent la joie de vivre, l’émerveillement de la foi et la joie de la communion ecclésiale.
Parole et Évangile du jour | Mercredi 17 juin • Prier dans le silence
Mardi 16 Juin
• Utilisez bien le temps qu’il vous reste !
Commentaire de Saint Jérôme
« Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » Ainsi donc, tant que nous en avons le temps, pratiquons le bien à l’égard de tous et surtout de nos frères dans la foi. Le temps présent, celui du cours de la vie, est le temps des semailles. Durant cette vie, nous pouvons semer ce que nous voulons. Quand cette vie sera écoulée, le temps d’agir nous sera ôté. C’est pourquoi le Sauveur dit « Travailler tant qu’il fait jour. La nuit viendra où nul ne pourra plus travailler. Le temps nous est compté. Ce que nous sèmerons, nous le récolterons ».
Si c’est des mauvaises graines, la récolte sera mauvaise et si c’est des bonnes graines, la récompense sera grande. Que nous soyons malades ou bien portants, humbles ou puissants, pauvres ou riches, affamés ou rassasiés, toute différence là n’est pas importante, si nous faisons tout au nom du Seigneur, avec patience et égalité d’âme, alors s’accomplira en nous ce que dit l’Écriture. Toute chose coopère au bien de ceux qui aiment Dieu.
La colère elle-même, la passion, l’outrage reçu, qui demande vengeance, deviennent pour moi qui vis en Dieu, qui aime Dieu, maîtrise. Silence pour Dieu. Si à travers chaque piqûre blessante et sous la pression des vis, je pense à Dieu qui me regarde d’en haut, autant d’occasions de triomphe.
Ne disons pas lorsque nous distribuons des dons, celui-ci est un ami, celui-là je l’ignore, celui-ci a droit à recevoir, celui-là doit être méprisé. Imitons notre Père qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. La source de sa bonté est ouverte à tous, esclaves et hommes libres, rois et sujets, riches et pauvres.
Tous y boivent pareillement, la lampe allumée dans la maison éclaire tous sans distinction. Saint Jean l’évangéliste, à la fin de sa vie, alors qu’il ne pouvait exprimer sa pensée par un discours suivi, ne proférait d’autres paroles que celle-ci. « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres ».
À la fin, ses disciples lui dirent, « Maître, pourquoi nous dites-vous toujours cela ? » Jean répondit, par cette sentence digne de lui, « Parce que le précepte du Seigneur, que seulement on l’accomplisse, et cela suffit. » Oui, parce que, chers amis, l’amour finalement, l’amour que nous donnons, que nous portons aux autres, les attentions que nous donnons, que nous portons aux autres, sont fécondes, elles ne créent pas autre chose. Personne n’a été blessé d’avoir été aimé. Si les hommes avaient le même amour que Dieu a pour nous, pour les autres, nous accomplirions la volonté du Seigneur. C’est pour cela que la spiritualité du Sacré-Cœur est celle qui doit nous inspirer, nous. Nous sommes dans ce temps du Sacré-Cœur.
Le Seigneur est venu nous rejoindre en nous disant, qu’Il nous a aimés, même dans nos indignités. Il nous aime même quand nous ne répondons pas à ses demandes, quand nous sommes infidèles, quand nous promettons et que nous ne faisons pas. Il nous aime jusqu’au bout.
Si l’amour s’est donné jusqu’au bout, alors nous, nous avons ce devoir aussi de nous donner jusqu’au bout. C’est un don total. Si nous vivons de cet amour dans nos vies, eh bien, il est déjà difficile d’y arriver, mais si nous y arrivons, tous dans nos vies, dans nos situations, si nous arrivons à mettre le Seigneur au milieu de toutes les situations de notre vie, eh bien, non seulement nous aurons une grande récompense dans le Royaume de Dieu, mais nous permettrons de réjouir le cœur de Dieu, d’autant plus que nous aurons peut-être permis, par notre attitude en toute liberté, de libérer certaines âmes.
Puisque l’amour crée l’amour, et la haine engendre la haine, eh bien, si nous sommes amour, nous participerons à la création parfaite, et nous serons du coup parfaits, comme le Père Céleste est parfait.
Parole et Évangile du jour | Mardi 16 juin • Utilisez bien le temps qu’il vous reste !
Lundi 15 Juin
• Que répondre à L’injustice ?
Dans la première lecture, Naboth n’a rien fait de mal. Il a simplement refusé de céder l’héritage de ses pères. C’était pour lui une terre, une mémoire, une fidélité. Et pour cela, Jézabel a monté un procès truqué. Il a acheté de faux témoins et fait lapider un innocent.
C’est là où on comprend le psaume du jour. Ce que Nabot aurait probablement crier ce jour là. Comprends ma plainte Seigneur. Entends ma voix qui t’aplelle au milieu de cet injustice. Dans le psaume, le psalmiste rajoute « Tu détestes tous les malfaisants » en s’adressant à Dieu. « Tu extermines les menteurs.»
Dieu n’est pas indifférent à l’injustice que nous vivons. Il la voit, il la juge déjà. La plainte adressée à Dieu peut paraître, peut sonner comme une faiblesse. « Voilà, je ne peux rien faire face à cette injustice. »
Mais c’est un acte de foi dans un juge qui, lui, ne se laisse pas corrompre, contrairement aux anciens de cette première lecture. Et nous arrivons à l’évangile.La tentation face à l’injustice, c’est de répondre avec violence. Mais là, l’évangile vient, eh bien, temporiser tout ça. Avec une parole qui est très étonnante, puisqu’elle est incomprise par beaucoup de chrétiens encore aujourd’hui. C’est celle de ne pas riposter au méchant, de tendre l’autre joue.
Alors la question est, faut-il être passif devant l’injustice ? Eh bien, les pères de l’église ont bien réfléchi à cela, et l’un d’entre eux, saint Jean Chrysostome, dit que tendre l’autre joue, ce n’est pas une invitation à la lâcheté, comme on pourrait le penser, ou à la complicité passive avec le mal. C’est un refus de laisser le méchant décider de qui tu es. Quand tu ripostes, tu perds le contrôle et tu entres dans la logique du méchant. Tu laisses la violence définir ta réponse, et cela est une spirale infernale.
Cet évangile peut paraître très distant par rapport à la vie que nous vivons tous les jours, alors sommes-nous tous appelés à ce niveau de détachement ?
Le détachement dont on parle, ce n’est pas l’indifférence, ce n’est pas vivre dans un autre univers, se protéger à tout prix, c’est la liberté intérieure, comme on l’a dit plus tôt, de celui qui sait qu’il est aimé, et qu’il n’a plus besoin de se défendre à tout prix.
Et nous sommes des lumières pour ce monde, nous sommes lumières du monde, nous sommes le sel de la terre, nous sommes l’âme de ce monde, et nous avons à montrer l’exemple. Et les martyrs le montrent, ils auraient pu se battre, certains auraient pu se défendre, ils ont fait le choix de l’intériorité de la liberté intérieure, qui va être féconde plus tard. Mais c’est comme quand les soldats viennent arrêter Jésus, et bien les disciples sont tentés d’intervenir, mais il leur dit non, pas de violence.
Et bien nous sommes appelés à cette même retenue, et tous n’y arrivent pas du premier coup. Mais c’est vers cela que la vie chrétienne nous tire, lentement, parfois douloureusement, mais par la grâce, tout est possible.
Parole et Évangile du jour | Lundi 15 juin • Que répondre à L’injustice ?
Dimanche 14 Juin
• Vous avez reçu gratuitement ? Alors donnez gratuitement
Le court circuit du Sacré Cœur : l’amour dans un monde de profit.
Chers amis de Catoglad, vous avez reçu gratuitement ? Donnez gratuitement ! Quelle parole immortelle, bien dans le style de Jésus, tout en simplicité et en force. Vendre quelque chose qu’on a reçu gratuitement, si on n’y ajoute rien, c’est du vol. Qu’avons-nous reçu gratuitement ? Qu’est-ce qui est la gratuité même ? L’amour.
L’amour est par essence gratuit. Notre monde de spéculation financière, notre civilisation de l’usure, où l’argent est le seul langage que la plupart comprennent, ne connaît plus l’amour et sa gratuité. Au XVIIe siècle, au moment où se mettait en place notre civilisation matérialiste, notre Seigneur Jésus-Christ apparut à Sainte-Marguerite-Marie à Paré-le-Mognal et lui déclara « Vois ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en retour qu’indifférence et ingratitude.
À notre monde sans amour, à nos cœurs durs qui sont si handicapés pour aimer, Jésus propose la dévotion à son cœur sacré. Nous le fêtions vendredi et nous l’honorons spécialement durant tout le mois de juin. Pour faire briller dans notre monde l’amour comme la véritable richesse, Jésus a voulu vivre et mourir dans la plus grande pauvreté.
Suivons-le dans sa pauvreté. Nous avons reçu gratuitement, donnons gratuitement. » Où trouver une meilleure image de cette parole de Jésus qu’en Jésus lui-même ? Revenons au début de l’évangile. « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles, parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Jésus fut saisi de compassion, dit l’évangile. » En grec, c’est un seul verbe au passif. Littéralement, c’est un mouvement qui s’accomplit en Jésus comme malgré lui et lui soulève les entrailles. Il est saisi de compassion. « Voilà le cœur rempli d’amour qui a tant aimé les hommes.
Voilà l’œuvre de l’amour dans un cœur humain. Il se laisse toucher au plus profond par le besoin de l’autre, par sa souffrance qui est fondamentalement un besoin d’amour, une souffrance de n’être pas assez aimé. Saint Paul a lui-même été touché au plus profond par cet amour. Il en a compris la gratuité et la beauté et réinterprète toute la vie de Jésus et sa passion à cette lumière. La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile.
Le Christ, autant fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Voilà bien la pure gratuité. Nous avions rejeté Dieu et Dieu a pris l’initiative de s’incarner pour engager le premier le processus de réconciliation.
Il a pris sur lui le poids de la faute de l’humanité pour lever l’obstacle qui entravait notre amour. Voilà bien l’image de pure bonté de l’amour gratuit de Dieu, amour de miséricorde dont le Sacré-Cœur de Jésus est le signe sensible. Les sentiments humains du Fils de Dieu sont le sacrement de la puissance d’amour qui est en Dieu, l’Esprit-Saint.
Un amour toujours en acte de se donner jusqu’à l’extrême. Eh bien, frères et sœurs de Cateauglade, laissons-nous toucher ce dimanche, en ce mois du Sacré-Cœur, par cet amour divin, cet amour gratuit, cet amour don pour que nous en vivions toujours davantage et en être témoins. Voilà bien fondamentalement le chemin de notre vie, devenir davantage des êtres d’amour et de gratuité.
Une fois mort en croix, le cœur ouvert d’où jaillit le sang et l’eau est l’ultime parole du Verbe incarné qui donne la clé de compréhension de l’ensemble du ministère de Jésus et de sa Passion. Parole silencieuse mais ô combien éloquente. Le transpercement du cœur de Jésus, c’est l’acte ultime du ministère temporel de Jésus.
Ce corps du Christ martyrisé à l’extrême reçoit avec le coup de lance une ultime blessure, mais cette fois sans douleur puisqu’il est déjà mort. C’est à la fois la plus grande blessure physique infligée à son corps humain, une énorme déchirure aux côtés puisque saint Thomas pouvait à la résurrection y avancer sa main entière, dit l’évangile. Mais c’est aussi la blessure la plus douce puisque c’est la seule qui ne fut pas pour Jésus source de douleur.
Ce cœur ouvert d’où jaillissent le sang et l’eau qui donne la vie, c’est vraiment une blessure supplémentaire de plus, gratuite comme l’amour, puisque Jésus est déjà mort quand il la reçoit. Voilà pourquoi il nous faut vénérer et aimer particulièrement Jésus en son sacré cœur, puisque lui-même en a fait le symbole et le point d’orgue de sa Passion. Inlassablement, en esprit, allons y habiter, nous y loger, y trouver refuge et consolation.
Allons dans le cœur de Jésus puiser l’amour dont notre cœur a tant besoin. Il ne désire que cela, un seul regard porté en esprit sur ce cœur qui nous a tant aimé suffit à nous faire participer à cette source inépuisable d’amour divin.
Parole et Évangile du jour | Dimanche 14 juin • Vous avez reçu gratuitement ? Alors donnez gratuitement
Samedi 13 Juin
• Coeur Immaculé de Marie
Commentaire de Benoît XVI
Dans le Nouveau Testament, nous voyons que la foi de Marie attire, pour ainsi dire, le don de l’Esprit-Saint. Avant tout, dans la conception du Fils de Dieu, mystère que l’archange Gabriel lui-même explique ainsi, l’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre.
Le cœur de Marie, en parfaite harmonie avec le Fils divin, est le temple de l’Esprit de vérité, où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. Nous pouvons ainsi être certains que le Très-Saint-Cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a toujours trouvé dans le cœur immaculé de la mère un foyer toujours ardent de prière et d’attention, constante à la voix de l’Esprit.
Ce qui s’est passé au Nos de Cana témoigne de cette harmonie particulière entre mère et fils pour rechercher la volonté de Dieu. Dans une situation chargée de symboles de l’Alliance, telle que le banquet nuptial, la Vierge Marie intercède et provoque pour ainsi dire un signe de grâce surabondante, le bon vin, qui renvoie au mystère du sang du Christ. Cela nous conduit directement au calvaire, où Marie se tient sous la croix, avec les autres femmes et avec l’apôtre Jean.
La mère et le disciple commencent à diffuser l’Esprit, et ils recueillent le cri silencieux de son sang entièrement versé pour nous. Marie savait d’où venait ce sang, il s’était formé en elle par l’opération de l’Esprit-Saint, et elle savait que cette même puissance créatrice allait ressusciter Jésus comme il l’avait promis.
Ainsi, la foi de Marie a soutenu celle des disciples jusqu’à la rencontre avec le Seigneur ressuscité, et a continué à les accompagner également après son ascension au ciel, dans l’attente du baptême dans l’Esprit-Saint
Voilà pourquoi Marie est pour toutes les générations l’image et le modèle de l’Église qui, avec l’Esprit, avance dans le temps en invoquant le retour glorieux du Christ. Viens Seigneur Jésus.
Parole et Évangile du jour | Samedi 13 juin • Coeur Immaculé de Marie
Vendredi 12 Juin
• Fête du Sacré Coeur de Jésus !
Chers amis de Cathoglad, c’est une belle fête aujourd’hui, la fête du Sacré-Cœur.
Je vais vous donner un petit témoignage. En fait, je suis dans une église à Paris où il y a des grandes portes vitrées et les gens rentrent. Et c’est amusant parce qu’il y a le Saint Sacrement exposé. Il y a une belle table d’accueil. Et du coup, on peut facilement parler avec les uns et les autres qui entrent les accueillir. Et parfois, j’ai des discussions sur Dieu.
Alors, les personnes me disent, vous savez, je ne suis pas pratiquant, mais je crois à certaines valeurs. Des fois, j’en dis, mais en fait, vous êtes pratiquant parce que vous aimez les gens. Donc, vous pratiquez, mais vous n’êtes pas forcément croyant. C’est sûr que si vous croyez en un Dieu simplement de valeur, je comprends que vous n’ayez pas envie de croire en lui. Et notre Dieu n’est pas un Dieu de valeur, c’est un cœur. J’ai juste à côté de ce lieu d’accueil la belle affiche du film Sacré Cœur. Et du coup, je leur montre cette affiche.
Et avec le désir, évidemment, qu’ils voient le film pour bien leur expliquer que notre Dieu n’est pas un Dieu simplement qui a créé le monde en restant à distance. Un Dieu logique, un Dieu architecte, mais c’est un Dieu qui est passionné d’amour pour nous. Et le signe de la passion, c’est le cœur, parce que le cœur, c’est le centre vital de la personne. Si vous n’avez pas de cœur, vous mourrez. On peut très bien vivre sans un bras, sans une jambe, mais on ne peut pas vivre sans un cœur.
Alors, ce cœur, il est très lié aujourd’hui en France aux apparitions du Christ à Marguerite Marie. C’est vrai que cette apparition de 1673 est très importante dans la dévotion du cœur de Jésus. Mais il y en a eu d’autres avant et puis d’autres après. Je pense à Sœur Faustine.
En tout cas, l’apparition qui fait référence et qui a donné naissance à cette fête du Sacré Cœur, puisque le Christ demande à Marguerite Marie de faire une fête en l’honneur de son cœur.
Qu’est-ce qui est dit dans cette fête? Dans une apparition du 27 décembre 1673, il dit mon cœur est passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier. Que ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu’il les répande par ton moyen.
Donc, on a trois choses. Voyez, dans cette première grande apparition, c’est d’abord mon cœur est passionné d’amour.
Donc, en fait, Dieu est amoureux de nous. Ensuite, pour tous les hommes et pour toi en particulier. Dieu n’aime pas une foule. Il aime chaque personne en particulier. Il veut qu’il les répande par ton moyen, c’est à dire qu’il nous envoie en mission. Ces trois éléments sont très importants. La passion de Dieu. En fait, Dieu est sensible. Parfois, on dit mais Dieu est indifférent. Pas du tout. Il est sensible comme quelqu’un qui a un cœur. En fait, il y a des émotions en Dieu, des émotions divines. Très impressionnant. Il y a plus de joie au ciel pour un seul pêcheur qui se convertit que pour 99 juges. Il y a de la joie dans le ciel. Donc, apparition du 27 décembre 1673.
Ensuite, il va y avoir une grande apparition. Un vendredi de 1674 où il va montrer ses grandes blessures qui sont des blessures qui vont rayonner de soleil, d’amour. Nous montrant par là que la douleur est traversée par l’amour et par la gloire. Nous souvent, la souffrance nous fait nous replier sur nous-mêmes. Chez Jésus, l’épreuve, la souffrance manifeste cette ouverture infinie pour nous. Comme si la violence qu’on lui faisait lui permettait comme une nouvelle déclaration d’amour. Et une déclaration d’amour au-delà de la mort. C’est ça le sens du cœur ouvert. Le cœur ouvert, c’est que le Christ est déjà mort. On lui fait cette blessure gratuite qui n’a aucun sens puisqu’il est déjà mort. Et dans cet au-delà de la mort, il donne encore la vie comme si sa passion était limitée, qu’il voulait montrer son amour illimité.
Et puis, il va y avoir la dernière grande apparition de juin 1675. Après, il y a d’autres apparitions. Mais la grande apparition de juin 1675, où il va se plaindre et demander réparation, demander consolation. Veux-tu répondre à mon amour ? Et je cite ce qu’il dit. Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes, qui n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner de son amour et pour reconnaissance. Je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leur irrévérence et leur sacrilège et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en eussent ainsi. Vous voyez, le Christ se plaint. En fait, il ne se plaint pas des non-croyants. Il se plaint des gens qui sont baptisés, qui sont pratiquants et qui en fait ont une froideur dans le Saint-Sacrement.
Alors, pour nous, cette fête, c’est comme une prise de conscience que Dieu est quelqu’un, qu’il n’est pas une idée, qu’il n’est pas indifférent à notre amour. C’est une manière aussi de nous mettre en route par rapport à l’adoration eucharistique. Le Christ, quand il apparaît, il apparaît devant le Saint-Sacrement. C’est intéressant, il y a quelque chose d’un lien entre le cœur du Christ et l’adoration eucharistique. D’ailleurs, dans les miracles eucharistiques, certains ont été analysés. Vous savez que ces miracles, ce morceau de pain qui n’est plus du pain, qui se transforme en chair, on analyse et c’est un morceau du cœur. Je pense à l’Anciennie ou à d’autres où le miracle nous conduit à comprendre que l’eucharistie, c’est un don du cœur de Jésus.
Alors, dans le texte d’évangile d’aujourd’hui, je termine par là. Jésus parle de son cœur. Donc, c’est le seul texte où il va parler de ses sentiments qu’il porte. Jésus ne parle pas beaucoup de lui, mais là, on a ce qu’il porte. Je suis doux et humble de cœur. Alors ça, c’est extraordinaire. Il aurait pu dire d’autres qualités. Mais en fait, ce qu’il retient, ce qu’il veut nous révéler de lui-même, c’est par son cœur, dans son cœur, la douceur et l’humilité. Et donc, ressembler au Christ, c’est avoir cette douceur. La douceur et l’humilité, c’est assez proche. Le doux, ce n’est pas celui qui est passif, mais c’est celui qui peut-être accueille les événements et les personnes comme elles sont. Il s’accorde au réel.
Le pape François, dans la Joie de la Sainteté, au numéro 72, dit « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur. » Il dit « Si nous vivons tendus, prétentieux face aux autres, nous finissons par être fatigués et épuisés. » La personne douce, c’est la personne qui accueille le réel, comme Jésus dans sa Passion, dans un grand silence. Et du coup, qui attire les hommes à lui. Parce qu’une personne douce, évidemment, elle est dans cette non-violence. Et donc, des gens qui sont non-violents, des gens qui sont doux, on a envie de les suivre, de les aimer, de se mettre à leur école, de les écouter, de les observer.
Et puis, la deuxième qualité, c’est l’humilité.
Peut-être qu’on peut demander, l’humilité chez Jésus, est-ce que Jésus est humble ? Jésus n’est pas orgueilleux, il n’y a pas de problème là-dessus. Qu’est-ce que ça veut dire l’humilité pour Jésus ? L’humilité, c’est l’abaissement. C’est-à-dire que Dieu ne peut pas grandir, au sens où il est tout en haut. Il ne peut que s’abaisser. Et s’abaisser chez Jésus, c’est servir. C’est prendre la dernière place. Donc, prendre la dernière place, c’est laver les pieds. C’est être serviteur. En fait, quelqu’un qui est humble, c’est quelqu’un qui rend service. L’humilité, ce n’est pas une qualité, finalement, intérieure. En tout cas, chez Jésus, c’est d’abord montré comme une qualité extérieure. C’est-à-dire cette capacité de s’abaisser, de descendre dans la crèche, de descendre sur l’autel. En fait, Dieu ne fait que descendre à travers son Fils. Il est dans cette humilité perpétuelle, cette descente perpétuelle. Ainsi, nous pouvions être esclaves. Un esclave, c’est quelqu’un qui dit je n’ai pas de droit.
C’est-à-dire laisser passer l’autre, quand ce n’est pas dramatique, évidemment. Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Mais des fois, si on abuse en vous demandant de passer un aspirateur ou un boucou de balai, ce n’est pas dramatique. Le principal, c’est surtout de laisser passer la présence de Dieu à travers notre comportement.
Voilà, que la méditation du cœur de Jésus nous donne le désir de lui ressembler dans la douceur et l’humilité.
Bonne fête à chacun d’entre vous.
Parole et Évangile du jour | Vendredi 12 juin • Fête du Sacré Coeur de Jésus !
Jeudi 11 Juin
• Le Pardon Impossible ?
Cet évangile demeure l’un des plus difficiles pour nous, car il entend jusque dans la racine de nos rancœurs. Le Seigneur ne s’arrête pas aux gestes extérieurs, il rejoint le mouvement intérieur où la colère à l’intérieur de nous s’installe, le ressentiment s’enquiste, où on garde en mémoire ce qui a blessé, ce qui a blessé notre cœur, ce qui a blessé tout un tas de choses en nous.
Les pères de l’Église et notamment Saint Jean Chrysostome voyaient dans cette parole de l’Évangile une purification du cœur plus profonde que toute justice apparente. Car oui, le pardon est cette chose qui nous permet d’avancer, de ne plus rester cloisonné à ce que l’on a connu, et l’autel et la relation aux frères sont inséparables. L’autel, l’Eucharistie, le sacrifice de l’Eucharistie, la communion et la relation de pardon que l’on a avec ceux qui nous entourent sont inséparables.
Saint Augustin rappelle que l’offrande agréable à Dieu est un cœur pacifié, pacifié. Dans la paix, pourtant la réalité du terrain est rude, certaines situations semblent fermées, bloquées, irrémédiables, nous le connaissons, nous le vivons, il faut assouplir cette terre qui devient desséchée, cette terre de la relation, et nous connaissons notre faiblesse chacun d’entre nous, l’Évangile ici ne nous humilie pas, il nous montre le chemin pour que notre cœur se pacifie, qu’il se remplisse de l’eau du sanctuaire, parce que nous aurons été à la communion avec un cœur pacifié. Saint Maximilien Kolb aimait dire que seul l’amour est créateur, et nourrir le poison du ressentiment stérilise l’âme, désirer la réconciliation ouvre un avenir.
Le Seigneur ici ne nous demande pas d’aller tout de suite pardonner à notre frère, mais de méditer ça en nos cœurs, premièrement, deuxièmement de confier ça dans la prière parce que nous sommes bien incapables, et troisièmement lorsque nous sommes prêts à poser le pardon, à le faire, c’est un chemin et peut-être que nous pouvons nous aider de la prière bien évidemment à Marie qui défait les nœuds, puisque cette prière porte bien son nom, Marie défait nombre de nœuds.
Parole et Évangile du jour | Jeudi 11 juin • Le Pardon Impossible ?
Mercredi 10 Juin
• Tu as retourné leur cœur !
Commentaire de Saint Jean Chrisosthome
Celui qui observera les commandements et les enseignera sera grand dans le royaume des cieux.Les hommes ne doivent pas procurer seulement leur utilité particulière, mais encore celle des autres. La récompense ne sera pas égale pour celui qui ne pense qu’à lui-même et pour celui qui, en se sauvant, sauve les autres avec lui.
Comme elui qui prêche et ne fait pas ce qu’il dit se condamne lui-même selon saint Paul. Vous qui instruisez les autres, vous ne vous instruisez pas vous-même. Ainsi, celui qui fait le bien et n’enseigne pas aux autres à le faire perd beaucoup de sa récompense.
Il faut donc travailler à l’un et à l’autre. Et après s’être appliqué à se corriger soi-même, il faut étendre ensuite sa vigilance et sa charité sur ses frères. C’est pourquoi Jésus-Christ dit qu’il faut faire et puis enseigner.
Il met la pratique avant l’instruction pour montrer qu’on ne peut enseigner utilement sans avoir auparavant pratiqué ce qu’on enseigne. Autrement, on nous dira « Médecin, guérissez-vous vous-même ». Celui qui ne pouvant se régler lui-même se mêle d’instruire les autres s’expose à être moqué de ce qu’il écoute et toutes ses instructions seront sans fruits parce qu’il détruira par ses actions ce qu’il établira par ses paroles. Mais celui qui fera et qui enseignera sera grand dans le Royaume des Cieux.
Parole et Évangile du jour | Mercredi 10 juin • Tu as retourné leur cœur !
Mardi 9 Juin
• L’âme de l’Homme
Commentaire de Saint Hildegard de Bingen
Tous les éléments sont distincts dans l’homme et respectent un ordre déterminé. L’âme apparaît à l’un feu, et en elle la raison est comme une lumière. L’âme est pénétrée de la lumière de la raison, comme le monde est illuminé par le soleil. Ainsi, par la raison, elle peut prévoir et connaître toutes les œuvres de l’homme. Le soleil obscurci par un nuage noir, caché sous la foudre, le tonnerre et des pluies abondantes, n’apparaît plus.
Quand ceux-ci cessent, il répand à nouveau sa lumière. Ainsi en est-il de l’âme de l’homme opprimée, à tel point par le corps qu’elle agit selon les désirs de la chair, et que la lumière intérieure de la raison s’enténèbre. Car la colère est comme la foudre, l’avidité comme le tonnerre, les désirs illicites de la chair comme des pluies torrentielles.
Quand la pénitence l’a nettoyée, de ces mots, elle brille de nouveau dans la clarté de la vraie lumière, illuminée par l’espoir de la délivrance et du salut. L’âme exhale alors la raison comme le feu solaire darde ses rayons, et par elle discerne ce qui est céleste et ce qui est terrestre. L’âme de l’homme est affermie par le feu du soleil de l’Esprit-Saint pour accomplir le bien.
Mais le froid de la paresse et de la négligence la débilite. Le feu de l’endurance et la componction de l’esprit, ce mélange font produire à l’homme de bons fruits. Il le conforte et l’orne en tout ce qui est utile, pour que rien ne puisse le séparer du service et de l’amour de Dieu.
Parole et Évangile du jour | Mardi 9 juin • L’âme de l’Homme
Lundi 8 Juin
• Seigneur est mon secours !
Commentaire de Saint Jean Castien
L’une des béatitudes exaltée par la bouche de notre sauveur nour rend cette vérité manifeste. Heureux les douc parcequ’ils posséderont la terre. Nous n’avons point d’autres moyen que de posséder notre terre, c’est a dire de soumettre à notre empire rebelle de notre corps, que de fonder tout d’abord notre âme en la douceur de la patience. Dans les combats que la passion suscite à notre chaire, le triomphe ne s’obtient que si l’on revêt les armes de la mensuétude. Les doux, dit le prophète, posséderont la terre, et ils y demeurent à jamais.
Puis il nous enseigne, dans la suite du psaume, la méthode pour conquérir cette terre. Attends le Seigneur et garde sa voie. Il t’élèvera, et tu posséderas la terre en héritage. Voici donc une vérité constante. Personne n’arrive à la ferme possession de cette terre, hors ceux qui gardent les voies dures et les préceptes du Seigneur, par la douceur inattérable de la patience.
Sa main les retirera de la fange des passions charnelles, et les exaltera. Les doux posséderont la terre, et non seulement ils la posséderont, mais ils goûteront les délices d’une paix débordante.
Au contraire, celui qui reste sujet, dans sa chair, aux guerres de la concupiscence, ne jouira point de cette paix d’une façon stable.
Et lorsque le Seigneur, imposant silence aux guerres, l’aura délivré de tous les emportements de la chair, il parviendra à un tel état de pureté que la confusion s’évanouira, qui lui donnait de l’horreur pour lui-même, je veux dire pour sa chair, durant qu’il en était combattu, et qu’il commencera d’y prendre ses délices comme dans un tabernacle très pur. Le mérite de la mensuétude lui aura donné la terre en héritage, et plus encore, il goûtera les délices d’une paix débordante, car il n’est pas dit, ils goûteront les délices de la paix, mais d’une paix débordante.
Parole et Évangile du jour | Lundi 8 juin • Seigneur est mon secours !
Dimanche 7 Juin
• Fête Dieu — Le Saint Sacrement du corps et du sang
Commentaire de Don Ambroise
Chers frères et sœurs de Cathoglad, être dépendant. Ces deux mots sonnent très négativement. Il y a tellement de personnes autour de nous, peut-être même nous-mêmes, qui sont dépendants.
Dépendants de mauvaises habitudes, dépendants de mauvaises personnes, dépendants affectivement, dépendants financièrement. Et en fait nous avons raison de trouver cela négatif. Pourtant dans l’évangile de cette fête du Saint Sacrement, de cette fête Dieu, Jésus ne prend pas beaucoup de gants pour nous expliquer que nous sommes en fait dépendants de lui.
Oui, nous sommes dépendants de Jésus, pas pour le plaisir, pas pour l’argent, pas pour les gratifications affectives. Mais Jésus nous dit carrément que nous sommes dépendants de lui pour notre vie. Voilà ce qu’il nous dit, si vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Autrement dit, Jésus m’explique aujourd’hui à travers ce texte que la source de ma vie n’est pas en moi-même, mais à l’extérieur de moi-même. En effet, voilà ce qu’il dit encore, de même que le Père qui est vivant m’a envoyé et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange lui aussi vivra par moi. Je dois découvrir que je ne peux pas vivre par moi-même, mais que je dois vivre par Jésus.
Alors aujourd’hui je vous propose de nous poser deux questions. D’abord, en quoi consiste cette dépendance que je dois accepter? Puis ensuite, comment la vivre concrètement?
Alors cette dépendance, eh bien c’est une vérité qui en fait est inscrite dans nos cœurs depuis notre création, depuis l’aube de l’humanité, depuis Adam et Ève, avant même le péché originel. Oui, souvenons-nous, dans le jardin d’Éden, il y a l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est vrai, mais il y en a un autre d’arbre, qu’on oublie souvent, l’arbre de la vie. Et cet arbre de la vie, Adam et Ève y avaient libre accès. Ils pouvaient y aller librement pour y puiser leur vie. C’est donc en tant qu’être humain que Dieu a voulu nous créer ainsi. C’est inscrit au plus profond de mon cœur, je ne peux pas vivre seulement par moi-même, j’ai besoin de cet arbre de vie, j’ai besoin que ma vie me soit donnée d’ailleurs.
Et précisément, le péché est venu nous couper de cette source de vie, de cet arbre de vie, parce qu’Adam et Ève, et puis avec eux, chacun d’entre nous, semble condamné à errer dans un monde désertique où rien ne peut combler cette faim et cette soif de vie. Le jardin, et avec lui l’arbre de vie, sont inaccessibles. On pourrait résumer le péché de cette manière-là, à force de ne pas accepter que je dépends de Dieu, eh bien je finis par dépendre de choses dont je ne devrais pas dépendre. Et tout l’Ancien Testament est comme une longue pédagogie de Dieu pour remettre les choses à leur place, nous apprendre à dépendre de lui, pour que justement nous ne dépendions pas d’autres choses, et donc que nous soyons vraiment libres.
Dans la première lecture, nous avons une magnifique étape de cette longue pédagogie, lorsque Dieu fait cheminer son peuple dans le désert pour que, nous dit le Deutéronome, il puisse expérimenter la pauvreté et la faim, et qu’il découvre qu’il ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Jésus vient apporter son comble à la révélation biblique qui s’était déployée tout au long des prophètes et tout au long de l’Ancien Testament. Jésus vient rappeler que l’homme ne vit pas seulement de pain et de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, mais il va encore plus loin. Il nous révèle qu’il est lui-même cette nourriture dont nous avons besoin, qu’il est lui-même la source de notre vie.
Personnellement, je suis défaillant, tellement défaillant même que je vais mourir, et c’est bien la preuve que la source de ma vie n’est pas en moi, mais Jésus lui est la source de ma vie, et il se donne dans son corps et dans son sang, et c’est une source infaillible, une source intarissable, tellement intarissable que quand je ne pourrai plus rien pour moi-même lorsque je serai mort, c’est lui qui viendra me ressusciter. Je ne pourrai plus rien pour moi-même, je ne pourrai pas me ressusciter moi-même, mais lui viendra, parce qu’il est cette source de la vie qui est extérieure à moi-même et dont j’ai besoin. Voilà ce que nous dit Jésus, celui qui mange ma chair et boit mon sang à la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.Voilà donc en quoi consiste cette dépendance vis-à-vis de Jésus. Il est lui-même l’arbre de vie, il est lui-même la source de la vie à laquelle nous devons puiser jour après jour de manière persévérante, sans nous lasser, sans nous décourager.
Alors concrètement maintenant, comment vivre cette dépendance dans notre vie quotidienne ? Eh bien à la faveur de cette fête du Saint Sacrement, il est bon de nous rappeler un commandement de l’Eglise, il n’y en a pas beaucoup des commandements de l’Eglise, mais celui-ci est d’une particulière importance.
Venir à la messe tous les dimanches. Pourquoi est-ce que l’Eglise apporte tant d’importance à l’Eucharistie et à cette messe du dimanche ? Pourquoi est-ce qu’elle enseigne que c’est un péché grave de ne pas y aller tous les dimanches ? Eh bien tout simplement parce qu’aller à la messe du dimanche, ça n’est pas seulement cocher une case, obéir à une obligation. Non, aller à la messe, c’est aller prendre le fruit sur l’arbre de vie, c’est aller puiser à cette source de vie qui est extérieure à moi-même et c’est un péché grave de me laisser mourir intérieurement.
Or, quand je ne vais pas à la messe, c’est exactement ce que je fais. Pourtant, l’Éden m’a été rouvert par Jésus, le jardin avec l’arbre de vie m’a été rouvert, Adam et Ève eux-mêmes en auraient rêvé. Et pourtant, lorsque je ne vais pas à la messe du dimanche, c’est comme si je refusais d’entrer dans ce paradis qui pourtant m’a été rouvert et que je refusais d’aller me nourrir à cet arbre de vie dont j’ai pourtant tellement besoin pour vivre intérieurement.
Et puis c’est aussi un péché parce que ce serait signifié à Jésus, ne pas aller à la messe le dimanche, ce serait signifié à Jésus que le don de sa vie finalement ne m’importe pas. C’est comme si je dédaignais de venir à un repas un peu exceptionnel préparé par quelqu’un qui m’aime beaucoup, par ma mère ou par un proche, soi-disant parce que j’aurais la flemme ou parce que j’aurais mieux à faire. Ce serait grave de faire ça et pas seulement parce que ce serait désobéir à une règle, mais surtout parce que j’aurais refusé l’amour de la personne qui me prépare ce repas. Je l’aurais même un peu méprisé, piétiné. Eh bien c’est ce que je fais lorsque je ne viens pas à la messe du dimanche. Et en réalité, je le fais même un peu plus parce qu’à la différence d’un proche qui m’aimerait beaucoup, qui me préparerait un repas, ce ne serait pas sa propre vie qui l’aurait mis dans ce repas.
Et pourtant, c’est ce que Jésus met dans l’Eucharistie. C’est ce que Jésus me donne dans cette messe du dimanche. Il met sa propre vie.Il se donne lui-même en nourriture. Le repas, c’est lui. Et nous savons ce que lui a coûté ce repas.Il lui a coûté d’aller sur la croix pour chacun d’entre nous. Alors oui, chers frères et sœurs, ce commandement de la messe du dimanche n’est pas démodé, il n’est pas dépassé. Il est plus que jamais d’actualité.
Précisément parce que notre société nous pousse à dépendre de tant et tant de choses qui ne sont pas Dieu. Nous pousse à dépendre de tant et tant de choses qui nous avilissent, qui nous rabaissent, alors que Dieu nous a créés pour tellement plus grands. Alors oui, nous avons besoin de venir nous nourrir à cette source de vie, à cet arbre de vie, de recevoir cette vie même de Jésus pour que nous puissions, comme le peuple hébreu dans le désert, comprendre à travers notre pauvreté que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
Mieux encore que nous puissions comprendre avec notre cœur que, comme le dit Jésus, si nous ne mangeons pas la chair du fils de l’homme, si nous ne buvons pas son sang, nous n’avons pas la vie en nous. Chers frères et sœurs de Cathoglad, que cette fête du corps et du sang de Jésus-Christ, cette fête du Saint-Sacrement, nous apprennent à dépendre de Dieu, nous apprennent à trouver notre source de vie en lui. Jésus nous a tout donné dans son Saint-Sacrement.
Il s’est donné lui-même, puisqu’il est notre vie. Alors prions avec Saint Thomas d’Aquin et ses paroles de l’adorauté dévotée, cette hymne magnifique composée en l’honneur de l’Eucharistie. Pain vivant qui procure la vie à l’homme, procure à mon esprit de vivre de toi et de toujours savourer ta douceur.
Amen
Parole et Évangile du jour | Dimanche 7 juin • Fête Dieu — Le Saint Sacrement du corps et du sang
Samedi 6 juin
• Dieu reconnaît la vraie Charité !
Commentaire de Youssef Bousnaya, moine syrien.
La miséricorde ne mérite pas d’être louée seulement à cause de l’abondance des bienfaits, mais quand elle procède d’une pensée droite et miséricordieuse. Il y a des gens qui donnent et distribuent beaucoup, mais qui ne sont pas tenus pour miséricordieux devant Dieu, et il y a des gens qui n’ont rien, qui ne possèdent rien, et qui ont pitié de tous dans leur cœur.
Ceux-ci sont considérés devant Dieu comme de parfaits miséricordieux, et ils le sont en effet. Ne dis donc pas je n’ai rien à donner aux pauvres. Ne t’afflige pas en croyant qu’à cause de cela, tu ne peux pas être miséricordieux.
Si tu as quelque chose, donne ce que tu as. Si tu n’as rien, donne ne serait-ce qu’un morceau de pain sec avec une intention vraiment miséricordieuse, et cela sera considéré devant Dieu comme la miséricorde parfaite. Notre Seigneur n’a pas loué ceux qui jetaient beaucoup dans le tronc des offrandes, il a loué la veuve pour y avoir mis deux piécettes qu’elle avait prises de son indigence, avec une pensée droite, pour les jeter dans le trésor de Dieu.
C’est l’homme qui a pitié de ses semblables, dans son cœur, qui est réputé miséricordieux devant Dieu. Une intention droite, sans effet visible, vaut mieux que beaucoup d’œuvres éclatantes sans intention droite.
Parole et Évangile du jour | Samedi 6 juin • Dieu reconnaît la vraie Charité !
Vendredi 5 juin
Parole et Évangile du jour | Vendredi 5 juin • Le SEIGNEUR est DIEU
En guise de commentaire, aujourd’hui nous aurons un passage du catéchisme de l’église catholique. Dans la tradition grecque des livres de l’Ancien Testament, le nom ineffable sous lequel Dieu s’est révélé à Moïse est rendu par Kyrios, c’est-à-dire Seigneur. Seigneur devient dès lors le nom le plus habituel pour désigner la divinité même du Dieu d’Israël.
Le Nouveau Testament utilise ce sens fort du titre de Seigneur à la fois pour le Père mais aussi, et c’est là la nouveauté, pour Jésus, reconnu ainsi comme Dieu. Jésus lui-même s’attribue de façon voilée ce titre lorsqu’il discute avec les pharisiens sur le sens du psaume 110, mais aussi de manière explicite en s’adressant à ses apôtres. Tout au long de sa vie publique, ses gestes de domination sur la nature, sur les maladies, sur les démons, sur la mort et le péché, démontraient sa souveraineté divine.
Très souvent, dans les évangiles, des personnes s’adressent à Jésus en l’appelant Seigneur. Ce titre témoigne du respect et de la confiance de ceux qui s’approchent de Jésus, en attendent de lui secours et guérison. Sous la notion de l’Esprit Saint, il exprime la reconnaissance du mystère divin de Jésus. Dans la rencontre avec Jésus, ressuscité, il devient adoration, mon Seigneur et mon Dieu. Il prend alors la connotation d’amour et d’affection qui va rester le propre de la tradition chrétienne. C’est le Seigneur, dit saint Jean.
En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Église affirment, dès l’origine, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dues à Dieu le Père le sont aussi à Jésus parce qu’il est de condition divine, et que le Père a manifeccsté cette souveraineté de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire. Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurerie de Jésus sur le monde et sur l’histoire signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle de façon absolue à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père et au Seigneur Jésus Christ. César n’est pas le Seigneur.
Et la prière chrétienne est marquée par le titre « Seigneur ». Que ce soit l’invitation à la prière « Le Seigneur soit avec vous » ou la conclusion de la prière « Par Jésus Christ notre Seigneur » ou encore le cri plein de confiance et d’espérance « Amen, vient Seigneur Jésus ».
Parole et Évangile du jour | Vendredi 5 juin • Le SEIGNEUR est DIEU
Jeudi 4 juin
Parole et Évangile du jour | Jeudi 4 juin • Tu aimeras le Seigneur ton DIEU
Commentaire de ST Jean-Marie Vianey
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme. Nous voyon que Dieu nous à créer avec de tel désir que rien de créer n’est capable de nous contenter. Présenter à une âme toutes les richesse et tous les trésors du monde, rien de cela ne pourra la contenter.
Dieu l’ayant créer pour lui, il n’y a que aussi luis seul qui soit capable de remplir tous ses vastes désirs.
Oui mes frères notre âme peut aimer Dieu, ce qui est le plus grand de tous les bonheurs. En l’aimant nous avons tous les biens et les plaisirs que nous pouvons désirer sur la terre et dans le ciel. Nous pouvons encore le servir, c’est à dire le glorifier en chaque action de notre vie. Il n’y a pas quelquechose que nous fassions, que Dieu n’en soit glorifié, si nous lui faisons en vue de lui plaire.
Notre occupation pendant que nous sommes sur la terre n’a rien de différent de celle des anges qui sont dans le ciel. La seul chose qui diffère, c’est que nous voyons tous ces biens que yeux de la foi.
Oui mes frères notre âme pourl’avenir sera éternelle ainsi que Dieu lui-même. Non, non mes frères, n’allons pas plus loin. On se perd cette abîme de grandeur.
Parole et Évangile du jour | Jeudi 4 juin • Tu aimeras le Seigneur ton DIEU
Mercredi 3 juin
• DIEU des Vivants !
Commentaire de Saint Jean-Paul II
Ici, le Christ rencontre des hommes qui se considèrent comme des interprètes experts et compétents de l’Écriture. À ces hommes, les Sadducéens, Jésus répond que la simple connaissance littérale des Écritures ne suffit pas. L’Écriture est avant tout un moyen de connaître la puissance de Dieu vivant.
Qui s’y révèle ? Tout comme il s’est révélé à Moïse dans le buisson ardent. Dans cette révélation, il s’est appelé le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, ceux-là même qui avaient été les ancêtres de Moïse dans la foi issue de la révélation du Dieu vivant. Tous sont morts depuis longtemps.
Pourtant, le Christ conclut sa référence à eux en affirmant que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Cette déclaration par laquelle le Christ interprète les paroles adressées à Moïse dans le buisson ardent ne peut être comprise que si l’on reconnaît la réalité d’une vie à laquelle la mort ne met pas fin. Les pères de Moïse dans la foi, Abraham, Isaac et Jacob, sont des personnes vivantes pour Dieu, même si, selon les critères humains, ils devraient être comptés parmi les morts.
Relire correctement l’Écriture, et en particulier les paroles de Dieu mentionnées précédemment, c’est connaître et accepter avec foi la puissance du Donneur de vie qui n’est pas soumis à la loi de la mort, dominatrice de l’histoire terrestre de l’homme. L’Écriture est avant tout un moyen de connaître la puissance du Dieu vivant.
Parole et Évangile du jour | Mercredi 3 juin • DIEU des Vivants !
Mardi 2 juin
• Rendez à César !
La référence à l’effigie de César gravée sur la monnaie dit qu’il est juste de se sentir, à plein titre, avec des droits et des devoirs, citoyen de l’État. Mais symboliquement, cela fait penser à l’autre image qui est imprimée en tout homme, l’image de Dieu. Il est le Seigneur de tout, et nous qui avons été créés à son image, nous appartenons avant tout à Lui. Jésus tire de la question qui lui est posée par les pharisiens une interrogation plus radicale et vitale pour chacun de nous.
Une question que nous pouvons nous poser. A qui est-ce que j’appartiens ? A la famille, à la ville, aux amis, à l’école, au travail, à la politique, à l’État ? Oui, certainement, mais avant tout, nous rappelle Jésus, tu appartiens à Dieu. Voilà quelle est l’appartenance fondamentale.
C’est Lui qui t’a donné tout ce que tu es et tout ce que tu as, et donc, jour après jour, nous pouvons et nous devons vivre notre vie avec la reconnaissance de notre appartenance fondamentale et dans la reconnaissance du cœur envers notre Père qui crée chacun de nous individuellement, unique, mais toujours à l’image de son Fils bien-aimé, Jésus.
Parole et Évangile du jour | Mardi 2 juin • Rendez à César !
Lundi 1er juin
• Soyez sûrs de Dieu !
Commenataire de Saint Basil :
Dieu avait crée l’homme à son image et à sa ressemblance. Il l’avait jugé digne de le connaître lui même mis par le don d’intelligence au dessus de tous les animaux établi dans la jouissance des délices incomparable du paradis et enfin constitué ma^tre de tout ce qui se trouvait sur la terre.
Cependant, lorsqu’il l’a vu dévoyé par le serpent, tombé dans le péché, et par le péché dans la mort et les souffrances qui y conduisent, il ne l’a pas rejeté. Au contraire, il lui a donné d’abord le secours de sa loi. Il a désigné des anges pour le garder et prendre soin de lui. Il a envoyé des prophètes pour lui reprocher sa méchanceté et lui enseigner la vertu.
Lorsque malgré ses grâces, et bien d’autres encore, les hommes ont persisté dans la désobéissance, il ne s’est pas détourné d’eux. Après avoir offensé notre bienfaiteur par notre indifférence devant les marques de sa bienveillance, nous n’avons pas été abandonnés par la bonté du Seigneur, ni retranchés de son amour. Mais nous avons été tirés de la mort et rendus à la vie par notre Seigneur Jésus-Christ.
Et la manière dont nous avons été sauvés est digne d’une admiration plus grande encore. Bien qu’il ait été Dieu, il n’a pas jugé bon de garder jalousement son égalité avec Dieu, mais il s’est abaissé jusqu’à prendre la condition d’esclave. Il a pris nos faiblesses, il a porté nos souffrances, il a été meurtri par nous, afin de nous sauver par ses blessures. Il nous a rachetés de la malédiction en se faisant malédiction pour nous.
Il a souffert la mort la plus infamante pour nous conduire à la vie de la gloire. Et il ne lui a pas suffi de rendre la vie à ceux qui étaient dans la mort, il les a revêtus de la dignité divine, et leur a préparé dans le repos éternel un bonheur qui dépasse toute imagination humaine.
Que rendrons-nous donc, ô Seigneur, pour tout ce qu’il nous a donné ? Il est si bon qu’il ne demande rien en compensation de ses bienfaits, il se contente d’être aimé.
Parole et Évangile du jour | Lundi 1er juin • Soyez sûrs de Dieu !
